31 mars 2013

1 semaine / 1 portrait #10

"a portrait of my daughter, once a week, every week in 2013"
Tournez manège...
♥ Profitez bien de votre lundi aux allures de dimanche... ♥

Rendez-vous sur Hellocoton !

29 mars 2013

Gâteau au citron fourré à la crème de mascarpone et ses framboises



Aujourd'hui ce modeste espace se la joue, le temps d'un article, blog culinaire. La semaine dernière c'était l’anniversaire de mon papa et je me suis proposée de faire le gâteau. Sous cette initiative somme toute basique se cachait de réelles difficultés car soumises à de nombreuses contraintes :

Pas trop sucré, mon père n'étant à la base pas hyper fan des pâtisseries
Pas de crème au beurre, mon père trouvant cela trop écoeurant
Pas de chocolat, mon frère n'en mangea pas (ça je ne le comprendrai jamais !)
Pas trop estouffe gari, comme on dit par chez moi
Et enfin décoré de framboises, ma fille ne jurant que par cela en ce moment...

Bref, je me suis retrouvée fort dépourvue face à mes livres de pâtisserie. Comment faire plaisir à tout le monde tout en conjugant les goût de chacun et dans le même temps me faire plaisir en cuisine et offrir un gâteau digne de ce nom pour ce jour spécial... Finalement j'ai opté pour un classique gâteau au citron, fourré avec de la crème de mascarpone, beaucoup plus digeste à mon goût si on l'utilise avec parcimonie, le tout recouvert de sucre glace et décoré simplement de quelques framboises, framboises se mariant d'ailleurs très bien avec le citron en apportant une jolie touche d'acidité et de fruit. Bref la mission fut accomplie, tous les convives, petits et grands, furent ravis, l'ont trouvé délicieux et, malgré mes doutes et la crème, très léger. Mon père fut conquis par son gâteau et touché de mes efforts, du coup cette recette tient désormais une place à part dans mon petit coeur de fille à papa...


♥ Ingrédients ♥

Gâteau au citron
240 g de fraine T45
215 g de farine T65
2 1/4 cc de levure
1 cc de sel
450 g de sucre
8 gros oeufs
le zeste de 3 citrons
100 ml de jus de citron frais
385 g de beurre doux, fondu mais pas froid
115 g de crème fraîche, 15 % MG
2 cc d'extrait de vanille

Sirop au citron
125 g de sucre
40 ml de jus de citron frais

Crème fouettée
100 g de crème fleurette
300 g de mascarpone
30 g de sucre glace


♥ Recette ♥

Gâteau au citron
Préchauffer le four à 180°C. Beurrer le moule à manqué.
Dans un saladier, mélanger les farines, la levure et le sel. Fouetter à part au batteur électrique le sucre avec les oeufs, le jus et le zeste des citrons. Ajouter le beurre. Bien mélanger puis ajouter la crème et la vanille.
Incorporer le mélange des farines en 3 fois en mélangeant entre chaque ajout.
Verser la pâte dans le moule et enfourner pour 20 minutes. Tourner le moule, baisser le four à 160°C et laisser cuire encore 40 minutes environ. Laisser refroidir 10 minutes.
Recouvrir les gâteaux de film alimentaire et les réserver au réfrigérateur pendant 1 heure.

Crème fouettée
A l'aide d'un batteur électrique, battre la crème en chantilly bien ferme.
Incorporer le mascarpone et bien mélanger jusqu'à ce que la crème fouettée épaississe. Ajouter enfin le sucre glace.

Sirop au citron
Mélanger le sucre et le jus de citron. Faire un peu chauffer dans une casserole à feu doux afin de permettre la dilution du sucre. Badigeonner avec un pinceau le dessus du gâteau et laisser sécher 15 minutes.

Montage
Couper délicatement le gâteau en 2 dans l'épaisseur afin d’obtenir 2 disques. Étaler la crème sur un premier disque et refermer avec le second. Mettre au frais 20 minutes afin que le gâteau soit bien tenu. 
Décorer de sucre glace et de framboises.
Après tous ces efforts, vous pouvez enfin le déguster...






Rendez-vous sur Hellocoton !

28 mars 2013

The Battle We Didn't Choose


Tout au long de cette journée, à chaque fois que je me suis offert une petite pause internet, je suis tombée sur  un article parlant de leur histoire. Peu importe mes recherches et mes errances internesques, tout me ramenait à eux, par un lien, un texte, ou une photo, comme un signe, comme une injonction : intéresse-toi à eux, et à leur histoire. C'est ce que je fis ce soir, dans le calme et l'obscurité de la maisonnée endormie, seule face à mon ordinateur, seule face à eux, leur combat, leur douleur, leurs regards, leurs photos. 
Eux ce sont Jen et Angelo, un couple d'américains. Angelo est photographe et complètement fou d'amour pour sa femme. Malheureusement le destin a mis à mal leur amour naissant en les confrontant à l'épreuve de la maladie : on diagnostique à Jen un cancer du sein. Angelo décide alors de mettre, plutôt que des mots, des photos sur ce qu'ils traversaient, sur leurs 4 années de combat. Le résultat le voici, The Battle We Didn't Choose : My Wife's Fight With Breast Cancer, une série photos en noir et blanc qui ne peut laisser indifférent tant elle vous remue le coeur et les tripes. Quelques clichés qui vous confronte soudainement à la réalité, vous rappelle ce qui se cache réellement derrière le mot cancer, vous ramène à la fragilité de la vie et à l'importance de profiter de chaque instant.
Son travail, son site, ses photos, ses mots sont à la fois douloureux et magnifiques à découvrir. Pas de leçon, juste un témoignage et un bel hommage à celle qu'il aime tant... 


Les mots d'Angelo Merendino pour raconter leur histoire (traduction madmoizelle.com) :  

 « La première fois que j'ai vu Jennifer j'ai su. J'ai su qu'elle était la bonne. Je l'ai su, comme mon père pendant l'été 51 quand il a chanté I found her à ses soeurs après sa rencontre avec ma mère.
Un mois après, Jen a trouvé un job à Manhattan et a quitté Cleveland. J'y allais - pour voir mon frère, mais je voulais vraiment voir Jen. À chaque visite mon coeur criait « Dis-lui ! » à mon cerveau, mais je n'arrivais pas à trouver le courage de lui dire que je ne pouvais pas vivre sans elle. Mon coeur a finalement pris le dessus et, comme un petit garçon, j'ai dit à Jen « Je craque pour toi ». Au grand soulagement de mon coeur, qui battait la chamade, les beaux yeux de Jen se sont illuminés et elle a dit « Moi aussi ! »
Six mois plus tard j'ai rassemblé mes affaires et je suis parti à New York, une bague de fiançailles pesant dans ma poche. Cette nuit-là, dans notre restaurant italien préféré, je me suis mis à genoux et j'ai demandé à Jen de m'épouser. Moins d'un an plus tard nous nous marrions à Central Park, entourés de nos amis et nos familles. Plus tard dans la nuit, nous dansions ensemble pour la première fois en tant que mari et femme au son de mon père jouant de l'accordéon et chantant I'm in the mood for love.
5 mois plus tard on diagnostiquait à Jen un cancer du sein. Je me souviens du moment exact... La voix de Jen et le sentiment d'être paralysé/engourdi qui m'a envahi. Cette impression ne m'a jamais quitté. Et je n'oublierai jamais la façon dont on regardait dans les yeux de l'autre en se tenant les mains. « Nous sommes ensemble, ça ira ».
Nous étions plus proches à chaque épreuve. Les mots devenaient moins importants. Une nuit, Jen a été admise à l'hôpital, sa douleur n'était plus contrôlable. Elle a serré mon bras, les larmes lui montant aux yeux, « Tu dois me regarder dans les yeux, c'est le seul moyen pour que je puisse supporter cette souffrance ». Nous nous aimions tous deux de toute notre âme.
Jen m'a appris à aimer, à écouter, à donner et à croire en les autres et en moi-même. Je n'ai jamais été plus heureux qu'à cette période.
À travers notre combat nous avons eu la chance d'être vraiment soutenus par notre groupe mais nous devions lutter pour faire comprendre aux gens notre quotidien et les difficultés que nous avions à affronter. À cause des effets secondaires de près de 4 ans de traitement et de médicaments, Jen avait des douleurs chroniques. À 39 ans, Jen a commencé à utiliser un déambulateur et était épuisée d'être constamment consciente de chaque petit choc, chaque petit bleu. Il n'était pas rare que les séjours à l'hôpital durent 10 jours et plus. Les visites fréquentes des docteurs menaient à des batailles avec des compagnies d'assurance. La peur, l'angoisse et les inquiétudes étaient constantes.
Malheureusement, la plupart des gens ne veulent pas entendre ces réalités et à certains moments nous avons senti notre soutien s'effacer. D'autres survivants au cancer partagent cette perte. Les gens supposent que le traitement vous fait aller mieux, que les choses tournent bien, que la vie retourne à la « normale ». Cependant, il n'y a rien de normal à Cancerland. Les survivants au cancer doivent définir le nouveau sens qu'ils donnent au « normal », souvent de manière quotidienne. Et comment les autres peuvent-ils comprendre ce avec quoi nous devons vivre tous les jours ?
Mes photographies montrent ce quotidien. Elles humanisent le visage du cancer, sur le visage de ma femme. Elles montrent les épreuves, la difficulté, la peur, la tristesse et la solitude que nous vivons, que Jennifer vivait, alors qu'elle luttait contre cette maladie. Plus important que tout, elles montrent notre amour. Ces photographies ne nous définissent pas, mais elles sont nous.
Le cancer est dans l'actualité de tous les jours et, peut-être, à travers ces photographies, que la prochaine fois qu'on demandera à un malade du cancer comment il ou elle va, on lui offrira en plus d'une écoute une réponse avec un peu plus de connaissance, d'empathie, une meilleure compréhension, une attention sincère et un véritable intérêt.
« Aimez chaque petit morceau de ceux qui vous entourent » – Jennifer Merendino »


Ce soir, je suis assise dans mon canapé, dans l'obscurité et le silence de la maisonnée tout juste endormie, mon ordi sur les genoux, et je n'arrive pas à comprendre ce que je ressens. Pas de larmes, juste de l'émotion, des frissons qui me parcourent le corps, des noeuds qui se forment dans mon estomac, et des douces pensées qui s'échappent de mon cerveau pour s'envoler vers mes proches mais aussi tous ces inconnus qui ont vécu ou vivent actuellement une situation similaire...
Rendez-vous sur Hellocoton !

25 mars 2013

Rien n'est trop beau, de Rona Jaffe


New York, 1952. Caroline, Mary Agnes, April, Gregg et Barbara travaillent toutes les cinq comme secrétaires aux éditions Fabian. Fraîchement diplômées, armées de leurs rêves, entre envie d'indépendance et d'un beau mariage, elles découvrent les dures lois du monde du travail, de la société et profitent de New York et de ses distractions.


Lorsqu'il fut publié en 1958, "Rien n'est trop beau" provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines. Elles s'identifièrent à ces jeunes secrétaires venues d'horizons différents, employées dans une grande maison d'édition new-yorkaise, dont les rêves et les doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes. Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune, l'ambitieuse, la naïve, la rêveuse... doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes.

Une de mes meilleures amies m'a conseillé ce livre et elle a bien fait. New York, le style des années 50, l'effervescence des quartiers de Manhattan, l'émancipation féminine, tout ce que j'aime est réuni dans ce roman et le tout aboutit à un savoureux mélange entre "Mad Men" et "Sex and the city". Pour être honnête, je m'attendais à un roman léger, mais il m'a agréablement surpris car il est plus profond qu'il en a l'air, abordant au travers des aventures sentimentales de ses héroïnes les questionnements et enjeux des femmes de l'époque. Au final, Rona Jaffe nous livre de très jolis portraits de femmes, tour à tour heureuses, tristes, battantes, désespérées, blessées, émues, fragiles, trahies ou aimées. Au fil des pages, on découvre leurs rêves, leurs désirs, leurs souhaits, leurs défis, leurs peurs, leurs doutes, leurs blessures, leurs joies et leurs déceptions. C'est tantôt léger, tantôt grave, mais toujours juste. J'ai vraiment aimé suivre le quotidien de ces femmes attachantes et être immergée avec elles dans l'effervescence de la grosse pomme des années 50.




♥ Rien n'est trop beau - Rona Jaffe - Presses de la Cité - 22.00 ♥ 
Rendez-vous sur Hellocoton !

24 mars 2013

1 semaine / 1 portrait #9

"a portrait of my daughter, once a week, every week in 2013"
Vu son sourire, je crois bien qu'elle partage ma passion pour les macarons...
Bonne fin de dimanche ♥
Rendez-vous sur Hellocoton !

17 mars 2013

1 semaine / 1 portrait #8

"a portrait of my daughter, once a week, every week in 2013"
J'aime son air sérieux quand elle est plongée dans un livre...
Bon dimanche ♥
Rendez-vous sur Hellocoton !

15 mars 2013

La guerre avec mon corps est terminée


Je suis tel un pays en guerre. Dévasté, abîmé, en quête de paix...
La guerre du poids a régné des années durant sur mon corps, faisant la pluie et le beau temps, le sourire et les larmes, le bonheur et la souffrance. Depuis quelques temps, les signes de la fin du conflit s'imposent à moi. Aujourd'hui, mon corps et mon esprit se sont enfin apaisés. J'ai envie de réconciliation, de reconstruction, de renouveau. Je suis lasse de cette guerre incessante, de cette souffrance permanente, de cette haine et cette tristesse trop souvent présentes en moi. J'ai décidé d'enfin mettre fin à cette bataille, de signer un armistice avec ma balance, mon poids et mon miroir, mes 3 ennemis jurés. 

Une évidence qui était pourtant sous mes yeux depuis toujours s'est enfin révélé à moi : la beauté ne n'est pas une histoire de chiffres, la véritable clé est là, en moi. Oui j'ai le droit d'être jolie, malgré mes formes, avec ce corps imparfait selon certains critères. Oui je suis jolie, je l'ai enfin compris, je l'ai enfin décidé. Depuis quelques semaines, je redécouvre mon corps. Je m'occupe enfin de lui, lui offre des soins, passe du temps dans ma salle de bain, me réconcilie dans le même temps avec mon miroir et mon assiette. Même si mon corps n'est pas celui des magazines, j'ai le droit de le mettre en valeur, de me mettre en valeur. Certes je ne serai jamais mannequin, je ne rentrerai jamais dans un petit 36, je n'aurai pas un joli nez retroussé, ni les lèvres d'Angelina Jolie, j'ai fait ces deuils là depuis longtemps. Non je serai moi, en mieux, en plus heureuse, en plus jolie.

Les rêves d'idéal ne sont plus, je les ai remplacé par ceux de bien-être, de santé, d'équilibre. Je n'ai plus envie d'excès, juste de manger bon et sain tout en satisfaisant ma gourmandise. Je veux faire un peu de sport, à mon petit niveau, sans vouloir battre des records, sans rêver de devenir une naïade aux abdos parfaitement dessinés, mais juste pour pouvoir courir après ma fille sans devoir rouge comme une tomate au bout de deux minutes. Suivre mes envies, et écouter mon corps tout simplement plutôt que de vouloir le faire entrer absolument dans un moule imposé par la société. Je pense enfin, qu'être jolie ça s'apprends, ça s'appréhende, et ça commence par son propre regard. Bien sûr je ne cracherais pas sur quelques kilos de moins, mais je ne suis plus prête à tout pour y arriver. 

La blogosphère m'inspire beaucoup. J'ai l'impression qu'ici les gens osent être eux-mêmes, et je ne compte plus les filles pulpeuses qui m'inspirent par leur beauté, leur confiance en elle, et leur sens de la mode. Oui de nouveaux horizons se sont ouverts à moi. Un champ des possibles que je m'interdisais bêtement avant. Je me privais de beaucoup de choses, en me disant "non ce n'est pas pour une fille comme moi". Désormais je veux moi aussi faire la paix avec moi-même. Mon regard sur moi change entraînant avec lui le regard des autres. Je ne suis pas encore guérie de toutes mes blessures, la cicatrisation est longue, et elles feront de toute façon partie de moi et mon histoire. Mais aujourd’hui je veux déjà me pardonner à moi-même d'avoir été aussi dure avec moi, mon corps, mon estime. Je déclare la guerre avec mon corps terminée.
Rendez-vous sur Hellocoton !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...