20 juillet 2012

Longue distance

Une de mes amies est devenue maman il y a presque 2 mois maintenant d'une adorable petite fille. Jusque là rien de bien original en soi, à mon âge, les heureux évènements se multiplient et s’enchaînent ne nous laissant pas le temps de nous réjouir d'une bonne nouvelle qu'il y a aussitôt une autre bonne raison de sortir  une bouteille de champagne (bon ça je vais pas m'en plaindre). Mais cette petite fille, cette naissance, cette amie sortent du lot (pardon pour les autres). Déjà parce que c'est une amie particulière, là encore que je connais depuis l'adolescence, que je n'ai jamais quitté bien qu'elle ne cesse de s'échapper, choisissant comme lieu de résidence le Monde, en devenant une sorte de nomade, changeant de pays au gré de ses envies, des propositions de travail aussi, trouvant en chemin son grand amour de sa vie. Depuis quelques années, elle a posé ses bagages avec l'homme qui est devenu son mari dans la baie de Hong Kong, autant dire l'autre bout du monde pour moi pauvre petite française. Malgré la distance, notre amitié résiste et s’entretient désormais en version 2.0 à coups de mails ou de Skype. Nous suivons les rebondissements de la vie de chacune au gré des messages, tels des dépêches AFP. Nous saisissons toutes les occasions de nous voir lors de ses courts passages en France. J'ai alors du mal à la partager avec les autres personnes qui l'attendent, tellement son manque durant l'année se fait sentir, et tellement le peu de jours qu'elle reste passent à toute allure, ne nous laissant pas le temps de respirer, de nous poser, de profiter, rendant nos rencontres intenses et toujours fortes en émotions. En particulier l'année dernière quand j'ai enfin pu lui présenter mon petit bout de moi en chair et en os. Bref c'est donc une amitié particulière dans toutes les sens du termes...

Il y a donc 2 mois elle a eu la joie d'accueillir une adorable petite fille. Malheureusement, son bonheur de devenir maman a aussitôt été entaché de tristesse et d'inquiétude, son petit bébé ayant à se battre et à donner toutes ses forces contre de vilains problèmes médicaux. Depuis pas de répit pour les jeunes parents, devant affronter tout ce qu'on ne souhaite pas imaginer quand on écrit les scénarios idylliques en attendant bébé. Ces premiers instants à elle lui ont été tout simplement volés, c'est ainsi, c'est injuste. Mais elle forte si forte pour sa petite fille, et profite de chaque seconde en sa compagnie, se saisit de chaque sourire qu'elle puisse graver dans sa mémoire. Aujourd'hui la situation semble s'améliorer, en tout cas se stabilise. Dieu a peut-être enfin compris qu'il fallait les laisser tranquilles. 


Et moi dans tout ça, je me sens bien démunie face à sa douleur, face à ses angoisses. J'essaie d'être présente comme je peux, par des petits mots pour lui dire que je pense à elle, qu'elle ne me quitte pas de la journée, des petits mots pour prendre des nouvelles, des petits mots que j'égraine mais qui semblent parfois tellement peu... J'aimerais pouvoir prendre l'avion, là sur le champ juste pour quelques heures, juste pour lui prendre la main, juste pour être là, physiquement, concrètement. Mais en attendant qu'un petit génie exauce mon souhait, ou que je puisse enfin me payer mon putain de billet d'avion, mon coeur fait lui chaque jour le voyage, afin de lui apporter mon amour et mes ondes positives version longue distance...

Source : Margaux Motin
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2 commentaires:

  1. je comprends ta peine ... on se sent si démunie dans ces cas là...
    bisous et courage à eux et à toi ;)

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